Vous savez ce que c'est. Vous pensez à un truc, et vous vous dites "Tiens, pourquoi pas". Puis ca commence doucement à revenir, régulièrement jusqu'à ce que vous ne pensiez plus qu'à ça. Vous allez trouver ça futile (je préviens pour les esprits critiques, je suis TRES futile) mais voila, depuis que Mr L et moi avons parlé d'acheter un appart en commun, je ne pense plus qu'à ça... Ca et ma cuisine américaine. Que ?

J'vous explique : je suis du genre à faire des petits plats pour mes amis. J'adore recevoir du monde à la maison, mais depuis qu'on est dans notre appart actuel (top sous tous rapports ou presque : 1) pas à nous 2) petite cuisine 3) too much noise) je me retrouve à chaque fois à finir la popote alors que tout le monde se tape l'apéro joyeusement dans le salon. SI je pouvais y'a belle lurette que j'aurais pété le mur et fait une ouverture... mais comme je le disais 1) l'apaprt n'est pas à nous.... bref :)

Depuis que l'idée a été lancée de l'achat d'un chez nous, je suis comme une folle avec les annonces. Je crois que Mr L a pris peur mais qu'il n'ose pas arrêter cette folie compulsive de matage intempestif de tout ce qui a attrait à un F3 pas ruineux et bien placé (comment ça je rêve ?)... Je ne désespère pas de trouver la perle rare. On a déjà fait une ou deux visites, mais on ne trouve pas ce qu'on veut. Et aux seuls mots "cuisine US" dans l'annonce me voici en transe. Je sais. J'ai honte.

Tout ça pour dire que ce week-end, une amie nous a véhiculé chez paradikéa : moi comme une folle, à courir partout avec mon appareil photo, l'impression géniale d'être chez les gens (mon petit côté voyeur) avec la mise en scène des pièces in situ...
kitchen_bar meuble_salon

Bref. Z'ont des put.... de chef marketing parce qu'on arrive avec sur la liste : des couverts en plastiques et un meuble informatique, et on repart avec des sets de tables, des couverts pas en platique (bon je vous rassure, des trucs qu'on avait l'intention d'acheter, mais pas ce jour-là)... On en ressort avec cette saleté de sentiment d'avoir cédé à l'appel de la surconsommation et de s'être fait avoir... Heureusement pour moi, Mr L n'est pas méga dépensier. Parce que dans ces endroits-là, c'est terrible, je ne me reconnais plus. Je ne compte pas, je ne fais même pas attention, j'ai des pulsions d'achats. Enfin j'avais. Maintenant, je me contrôle mieux mais je comprends parfaitement les débiteurs anonymes (si, ça existe). Mais ça me défrise car je rêve de devenir une consom-actrice, de ne pas cèder à l'appel des majors pour faire flamber ma carte de crédit, mais je sens très fortement qu'il y a encore beaucoup de chemin à accomplir pour que j'apprenne à être raisonnable et à acheter intelligent, équitable... Et ça ne me plait pas du tout. Mais ca viendra.

Retour à l'accueil