dsc_059_1_1Assis à côté de moi, deux jeunes gens discutent. Je comprends qu'ils sont (apprentis) monteurs : la jeune fille parle d'un stage au JT, très formateur, qui selon lui, enferme un peu trop dans un moule, à cause des canevas imposés par le format. Elle, visiblement passionnée, s'enflamme en expliquant que justement, elle prend ça comme un challenge : réussir, malgré la forme imposée de l'exercice, à montrer la réalité au plus près. Il sourit,  lui rappelle que le fait même de monter appose déjà un biais à cette réalité. En dehors de ce clivage des sexes que la scène met en exergue qui m'amuse ( les femmes souvent idéalistes et naÏves et les hommes plus ancrés dans la réalité), je me sens frustrée. Pourquoi ? Tout simplement parce que j'ai envie d'entrer dans la conversation qui m'intéresse vraiment. Je poserais bien quelques questions. En soirée, je me serais régalée (faut dire, je suis pas farouche). Mais nous sommes dans le métro. Et si tout le monde se mettait à intervenir dans les conversations des autres, je ne pense pas que l'ambiance resterait courtoise. Alors je me contente de regarder ailleurs, un petit sourire aux lèvres...

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