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Aujourd’hui il fait gris. Je suis fatiguée, je sors du boulot. La pluie m’enrobe et je goutte à goutte traçant une ligne sinueuse jusqu’à Miromesnil. Arrivée au métro, je soupire un peu en attendant. Le week-end est là, sur le quai déjà. Et je n’arrive pas à me réjouir vraiment, alors que je sais que pleins de petits bonheurs m’attendent pour ces deux jours. Chez moi, le cafard arrive avec les averses et le ciel maussade.

J’entre dans le métro et m’assois parmi les mines de crayons. Ambiance. Et puis, à Grands Boulevards, en dix secondes tout change. Trois musiciens montent, et commencent à jouer un air péruvien. Guitares, flûtes de pan, la voix de la femme est chaude, celle de l’homme assurée et le sourire du jeune plein de chaleur. Cet air-là est plein de promesses. D’un coup, mon visage s’éclaire. Autour de moi, les gens n’ont même pas l’air de se rendre compte de ce qui se joue, là, tout à coup, dans ce jour triste, un rayon de soleil est entré dans ma vie. Comme toujours, au moment et à l’endroit où je m’y attendais le moins. Et ça fait un bien fou.

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