aa001562Ce matin, dès le premier pas posé dehors, je sens qu'il va falloir lutter. Dans la rue du Faubourg du temple, je suis prise dans la valse des parapluies. Trottoirs trop étroits, coups de coude, baleine qui frôle ma tête nue... Je slalome entre les gens, évite les gouttes qui glissent le long de leurs sombres instruments de morts, le contact du tissu humide s'accrchant à mes cheveux me frissonnent. Le métro me donne un court sursis. Mais la course reprend dès que j'en sors. Pour survivre à Paris, un jour de pluie, il faut être un athlète de haute compétition, se faufiler, faire une course sans faute, le regard bien droit, éviter les obstacles, les chutes, s'imposer. Malheureusement pour moi, je fais partie du commun des mortels et ne suis douée d'aucun pouvoir spécial, si ce n'est d'une chance incroyable qui fait que je ne me suis prise aucune baleine dans l'oeil ce matin. Demain, je n'oublie pas mon chapeau. La lutte cette dois, sera plus juste..

En tête : "Une chauve- souris aimait un parapluie..." Fersen.

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