Trinité. Il est midi vingt-quatre. Je sors de la station un peu en avance. Me trouve aspirée par une vague de chaleur. L’été joue à cache-cache avec les parisiens qui passent du col roulé aux tongs. Ça va sûrement caniculer encore cet été. Mon rendez-vous est en retard.

L’église se présente dans une belle robe d’échafaudages et à ses pieds jadis vénérés, un petit square s’offre aux passants. Sur sa pelouse, on n’aperçoit plus aucune parcelle de vert. Les pelouses se drapent de tissus et de chair au premier rayon de soleil. Je trouve un banc et observe le va-et-vient de déjeuneurs sur l’herbe. Je lève le regard vers l’église. .La trinité d’Estiennes d’Orves. Voyez madame, votre pelouse attire plus que votre autel et vos vitraux. Paris a désacralisé ses monuments en construisant des squares. Ah mais je vous abandonne à mon tour, Madame, mon rendez-vous est arrivé.

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