« Je ne sais pas gérer une relation. »
En sept mots, il me prouve qu'il a grandi. Une seule phrase, et tant de clefs. Reconnaître qu'on a des faiblesses, qu'on ne maîtrise pas tout. Le plus dur est fait. Mes fautes, je suis prête à les affronter. De face. Finie ma volonté de tenir ferme face à lui. De contredire. Juste lui prouver qu'il n'a pas toujours raison, et que moi j'ai mes failles. Que je ne peux pas être aussi parfaite qu'il l'attend, et surtout que je ne peux pas acquiescer à tout. Parce que j'ai mon petit caractère aussi. Que je ne peux pas toujours le suivre, mais que je suis prête à le faire si je trouve ça juste, concordant. Je suis prête à tous les compromis. Pas à toutes les compromissions.

« Je ne sais pas gérer une relation. »
Et moi, je ne le sais pas plus que toi. Il n'y a pas de mode d'emploi. Rien qui nous prépare à vivre à deux, à abandonner notre indépendance, à céder du terrain. À accueillir l'autre. En son sein.

« Je ne sais pas gérer une relation. »
Mais voilà, avec toi, je peux essayer. Je peux tenter d'y arriver. Même si c'est difficile de se projeter loin, plus loin, encore et toujours. D'y croire. Vraiment. De ne pas se laisser détourner. Droit. Tout droit.


(Je rappelle pour mes non-lecteurs réguliers que cette semaine, je vais publier de vieux textes que je n'ai jamais mis sur ce blog. Pas d'actualité donc)
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