Il est 8h35 quand je sors du métro à Concorde. J'ai rendez-vous à 9h, à deux minutes à pied. Comme toujours, je suis en avance. Derrière moi, quelques marches m'invitent à pénétrer dans le jardin des Tuileries. Le soleil, quant à lui, me suggère de me poser dans un coin à l'ombre. Je trouve l'endroit idéal, un peu plus loin. L'une de ces chaises de parc parisien, verte, en fer, fraîche, sous un coin d'arbre, en surplomb de la grande fontaine qui vous cueille en entrant par la grande porte.

En bas, quelques jardineiers s'activent dans les bosquets et des joggueurs  bravent la chaleur matinale. Moi, tranquille, je profite du concert d'oiseaux qui roucoulent sur murmures de fontaines en ut majeur. A peine si je réalise les sursauts urbains au parfum de bouchons en fond sonore.

Je suis à Paris, en ce beau début de mois d'Août, assise dans un parc, avec le pressentiment étrange que ma vie va changer.
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