Et oui, en comptant sur les doigts, je me dois d'être précise, ça fait huit ans et demie que je bosse pour Psycho. Ca file. Mon premier vrai boulot (les stages, ça compte presque pas). Ma première expérience. Tout le monde me dit tout le temps qu'ici, c'est pas pareil qu'ailleurs, l'ambiance, les collègues, le way of work... Je crois qu'il commençait sérieusement à être temps pour moi d'aller voir ailleurs si toutes ces alléguations sont fondées ;) Oh j'ai bien passé quelques entretiens dans d'autres boites ces dernières années, mais partir pour partir, je trouvais ça un peu idiot. Mon boulot me plaisait, et tant que j'avais pas un vrai coup de coeur ailleurs, ça ressemblait plus à une fuite vers le changement à tout prix qu'autre chose. Et puis tout le mal est arrivé. Ah non, pardon, je suis un peu trop dans Millénium actuellement. Je reprends. Et puis on a été racheté. Et on nous a proposé des transferts. Et là, je kiffais plus. Alors je pars. Et ça me fait bizarre, je dois bien avouer.

Le 12, ca sera mon dernier jour. Quand je regarde le calendrier, je réalise que ca sera vite là. Et les aurevoirs de circonstances : fini la papote avec les commerçants du quartier, les salut lancés aux femmes de ménage qui partent en les croisant vers le métro, les déjeuners chez "Chouchou", le resto "bio" du coin, où au japonais, avec les sketchs terribles entre les deux proprios ; fini les rigolades avec les copines les midis (heureusement, pas fini les copines ;), fini les délires dans les bureaux passés 17h, où en plein craquage on se met à chanter du Dirty Dancing entre nanas sous les yeux arrondis des collègues masculins, fini les courses en chaises de bureau sur roulettes dans l'open space, les pots à répétition où la cave est pillée et la musique sonne un peu trop fort. Finie la sublime terrasse avec vue sur tout Paris. Finie cette période bénie, où franchement, j'ai eu le cul bordé de nouilles de tomber aussi bien pour un premier taf. Finies également les deux dernières années semées de galères, et d'embûches gros comme des troncs de baobab. Ca, j'avoue je ne les regretterai pas. Alors oui, je pars. Et dans les meilleures conditions possibles pour moi. Et je file voir ailleurs si j'y suis (et j'y serai). Mais ça, je vous raconterai plus tard. Si vous êtes sages.

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