Et voilà, c'est fini.
Jeudi, j'ai fait un apéro pour dire au revoir  à mes collègues. J'avais préparé pleins de trucs, une quiche Roquefort Noix tomates cerises (merci Cyril L.), des croustillants crevettes/échalottes, des news choco-bananes, une grosse salade de pâtes au pestou.... Par contre, j'avais même pas préparé de discours. Quand mon boss a fait le sien, j'étais toute occupée à essayer d'endiguer le flot d'émotion qui montait et du coup, quand ça a été à moi, j'avais plus de mots. J'ai bafouillé, j'ai mis les pieds dans le plat, j'avais la chique coupée. Et c'est pas si souvent ;)
Jeudi soir, du coup, y'avait un gros pot avec toute l'équipe web, sachant que je ne suis pas la première à partir et surement pas la dernière (un gros charter étant prévu pour fin décembre). Et j'ai picolé. Ceux qui me connaissent savent que je bois pas. Un peu de bière parfois, un peu de vin blanc. Là, c'était open bar au pub, j'ai commencé soft au cidre, pour finir sur des gins tonics et Daïquiri. J'étais un peu ivre, mes collègues aussi. C'était drôle, je me suis dit que j'aurais dû rester plus souvent aux pots. Je suis rentrée titubante et morte de rire dans le métro. A la maison, mon homme m'a regardé un peu interloqué (il ne me voit jamais comme ça, ne sachant pas trop comment réagir, le sourire en coin) alors que je pouffais sur le canapé, avant d'aller m'affaler sur le lit et de m'endormir aussitôt. Réveillée dans la nuit, c'est là que le contre coup s'est fait sentir. Deux heures à laisser s'échapper l'émotion tant retenue, deux heures pour faire le deuil de ce travail qui m'a portée, construite, et fait grandir.
Vendredi, j'ai vidé mon bureau, mon compte mail. J'ai rassemblé les dernières affaires dans un sac. J'ai fait des bises. J'ai versé une larme dans les bras de mes amies, parce que parfois, au boulot, on a la chance de trouver de vraies amies. Et puis je suis sortie. Dans le métro, je savais qu'une page se tournait. Et même si c'est prévu, réfléchi, pensé, ca fait toujours bizarre. Je flippe un peu forcément, pour ce nouveau boulot que je commence en Janvier. Même si j'ai déjà rencontré les équipes, vu mes collaborateurs, fourmillé d'idées. Je me sens déjà embarquée dans cette nouvelle aventure. Musicale. Je vous en dirai plus à ce moment-là.
Et finalement, libérée.
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