En sortant du travail hier soir, je décide pour je ne sais quelle raison, de partir à gauche pluôt qu'à droite. Décision que je regrette à peu près deux minutes plus tard, en me rendant compte qu'il n'y a pas moyen de prendre une rue perpendiculaire sur la droite comme espéré pour rallier Opéra et filer au concert qui m'attend.
C'est dans des moments comme cela qu'inévitablement je n'ai pas mon plan de Paris, plan toujours aussi honteusement indispensable à ma survie gépéesque parisienne, neuf ans après mon arrivée dans la Capitale.
Sans prévenir, je me retrouve Place Vendôme, avec obligation de la traverser de part en part si je n'ai pas perdu la boussole en plus du reste. Ce que je fais donc. Moi, perdue au milieu de ce luxe avec mon poncho péruvien, persuadée que tous les vendeurs ont le nez collé à leur vitrine, s'amusant de mon allure de petite provinciale et me montrant du doigt.
Le calvaire dure une minute, jusqu'à ce que ce couple providentiel croise mon chemin, et que j'entende le jeune homme dire, avec une voix qui porte, à sa copine : « Oué, quand même, ca la pète cette place ! » Je ne sais pas pourquoi, direct, ça m'a décomplexée ! :)

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