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Quand on m'a proposé de faire un stage de défense de rue, j'ai d'abord hésité :

1. c'était un dimanche, et bon dimanche c'est sacré

2. ca me tentait, mais je ne savais pas vraiment ce que ça voulait dire

3. la dernière fois que j'ai fait un cours de self-défense, je me suis luxée l'épaule. 

 

Bref, autant dire que j'étais dans le doute. Et puis je me suis dit que justement :

1. ça me bougerait

2. qu'il fallait aller voir pour savoir

3. qu'il ne faut pas rester sur une mauvaise expérience.

 

Et puis bon, j'étais assurée d'y rencontrer au moins deux personnes cool (@clyne et @cath_woman) alors... 

 

Personnellement, j'ai la chance de n'avoir jamais vraiment été agressée. Par "jamais vraiment", je veux dire qu'on m'a déjà draguée de façon lourdingue dans le métro, essayé une fois de me piquer mon portable alors que je téléphonais dans la rue et une fois aussi de m'arracher mon sac à la porte du métro. Mais je ne me suis jamais faite frappée, violentée, ou blessée. Contrairement à de nombreuses personnes de mon entourage (ne serait-ce que ma soeur, ma mère deux fois...). Je pense de fait qu'on est jamais assez armée pour apprendre à réagir au mieux en cas d'agression. Et ce stage de 3 heures m'a confortée dans cette idée.

 

Dimanche dernier, donc, je me suis rendue dans un gymnase du 15ème pour prendre un cours.

Pour la petite anecdote, dans le métro, juste derrière moi, a démarré une bagarre assez violente entre un jeune mec très agressif et une dame de la cinquantaine car "il m'a poussé avec son sac" et "elle a qu'a se lever la vieille, y'a plein de monde". Ca a finit en coup de poings et hurlement type "je te retrouverai et te tuerai". Bref, je me suis sentie bien légitime pour aller à ce stage.

 

Première bonne surprise en arrivant, un cours mixte. 

 

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© Clyne

 

Et surtout, on n'a pas appris des tonnes de techniques genre "comment désarmer un homme patibulaire (mes vieux restes de Mickey Magazine) armé d'un couteau avec juste le petit doigt"...

 

Non, l'idée de base c'est surtout : apprendre à éviter le risque, voire à fuir. Un héros mort, c'est certes un héros. Mais mort.

 

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Les conseils de base c'est :
* Avoir la bonne attitude : être vigilant, avoir confiance en soi, s'exprimer de façon déterminée ("Non je ne suis pas intéressée", "Laisse-moi", "Ne me touche pas"),  les bras croisés, le menton légèrement baissé, le visage fermé... Bref pas comme moi à mon arrivée à Paris, qui souriait à tout le monde dans le métro jusqu'au jour où un mec m'a suivi dans les couloirs de la défense, j'en menais pas large... Bref être ce qu'ils appelent une cible dure, a contrario de la cible molle.
* Se protéger avec les mains pour que l'"agresseur" ne s'approche pas trop
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* Fuir si on peut, sinon bien se protéger la zone sensible nuque/cou avec les bras.

* La tatane, c'est en dernier recours.

* ceci impliquant d'être en bonne condition physique (ahem... quoi ?)

 

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Bref de nombreux très bons conseils nous ont été donné, quelques techniques comme se dégager d'un bras passé autour du cou... Je vous invite à lire le très bon article de Sélim du Piège à filles  qui participait aussi au cours pour voir le regard masculin de la chose ! 

 

Alors si tout ça t'intéresse, ami lecteur :

- L'association Adac : http://www.adacfrance.com/fr/

- des infos sur la défense de rue 

- Amazon Training, spécial femmes donc, fait un stage le dimanche 9 mars au tarif spécial de 10 € 

http://www.adacfrance.com/sites/default/files/styles/adac_stage_teaser/public/amazon_training_01_0.jpg?itok=z1lw7CEy (aie)

- Ils organisent aussi des stages de défense personnelle, appelés Cats (prochain le dimanche 30 mars) ou l'idée est de te mettre dans des situations anxiogènes et voir comment tu réagis.

 

Voir aussi sur twitter le #SafeDansLaRue quand les femmes témoignent de l'insécurité la nuit.

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