Franchement, depuis que je travaille en face de Chez Colette, j'en vois passer des hurluberlus fashionistas jusqu'aux bouts de l'escarpin. Et j'avoue que j'adore ça. Pas parce que j'aime la mode (je trouve ça joli, ne nous méprenons pas, mais c'est loin d'être une de mes passions dans la vie). Mais parce que je me bidonne. C'en est parfois tellement drôle que j'ai du mal à retenir un petit rire.
Alors cette semaine, c'était la Fashion Week, juste au bout de la rue, là aux Tuileries, et le matin, le midi et le soir, j'ai eu la chance de croiser quelques spécimens overlookés. Premier truc que je me suis demandé : ces gens s'habillent vraiment toujours comme ça ? Les files perchées sur des talons gigantesques, penchant d'un côté ou l'autre selon d'où vient le vent, prêtes à s'envoler à la moindre bourrasque, peinant pour avancer, l'air plus contrit que magnifié par ces beautés talonnesques... sincèrement, ça m'a presque fait de la peine pour elles. Le festival de couleurs esbaudissantes, d'assemblages de tissus plus qu'improbable... Des coiffures destructurées, punkesque, colorées... Des bijoux XXL de toutes matières... Et là je ne peux que m'incliner : ils osent. Tout. Et pour le coup, ca éveillerait presque une pointe d'envie. Alors je me pose la question : être lookés à ce point, est-ce être libre, se foutre du regard de l'autre ou alors est-ce le contraire ? Rechercher à ce point le regard de l'autre, esclave d'une tendance à suivre à tout prix ?

Donc c'était la Fashion Week. Ici point de photo. Point de moquage, même si cela en a fortement l'air. Juste un constat et un merci la mode (la mode, la mode) pour m'avoir tant fait sourire et m'avoir questionnée une semaine durant.
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