Ca n'arrive pas souvent que je tombe sur quelqu'un que je connais à Paris. En général, ça me met en joie parce que j'ai moins l'impression que Paris est une ville grande, anonyme, et bouhouhouhou. Bref.

 

Or donc, hier, j'attends sur le quai du métro, casque de musique sur les oreilles, et je lève la tête et que-ne-vois-je-pas, sur le quai en face, une journaliste de mon ancien taf. Pas n'importe laquelle du reste, celle qui durant mes premiers mois là-bas m'appelait « La peste », ou encore « Greluche » pour rire, hein. Ce qui fait que durant quelques années, quand je la croisais, je me demandais tout le temps:

1) où me planquer ?

2) cette femme est-elle folle ?

3) m'aimera-t-elle un jour ? (je travaille sur ce point activement avec ma psy, ne vous en faites pas)

 

Donc hier, j'étais partagée entre la joie incommensurable de voir quelqu'un de connu, et une certaine appréhension, parce que c'était elle. A son sourire quand elle m'a reconnue, je me suis dit que ca irait. Sauf qu'elle ne s'est pas contentée de me faire un signe poli. Elle a commencé à me parler. J'ai dû virer les écouteurs (adieu Hey Hey My My enjoué) et affronter la discussion douloureuse qui s'ensuivit : "Et tu travailles où maintenant ?" entrecoupée de "Quoi ??? Hein ??? Comment ???" m'obligeant à étaler ma vie personnelle sur le quai du métro. inutile de préciser que j'ai rarement été aussi soulagée de voir arriver un métro.

 

Alors oui, Kek, je te comprends.

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