
Or donc. Ma boîte s'est fait rachetée à 100%.
Forcément, dans ces cas-là, on attend les remaniements. Mais j'avoue que je pensais pas que ca se ferait si vite. Je travaille dans le service Web, et malheureusement, on fait pas de bénéfices. Du
coup, c'est là que le remaniement va se faire le plus rapidement. Hormis le vent de parano légitime, les bruits de couloir et les rumeurs les plus folles, une seule chose semble rassurante : on va
nous reclasser. C'est une drôle de terme, reclassage. On se sent un peu Archivé. Un dossier qu'on classe. Je ne sais pas pourquoi cependant, je flippe pas. Non pas que je sois assurée de rester,
malgré mon ancienneté (je suis ce qu'on appelle une "
pré-historique"), mais je me dis : quoi, au pire ? Reclassée dans un autre service web ? Ca
peut être très dynamisant.
Alors j'attends. On attend. Le 11 juillet. Date où on devrait savoir.
Drôle de période.
Mlle A, reclassée en puissance
Il faut bien avouer qu'au taf, depuis quelques semaines, on est pas à la fête. De gros changements, suivis de gros bouleversements, tant dans l'équipe qui se voit réduite que dans les projets. Le
Projet, surtout, sur lequel je bosse depuis décembre et qui est tué dans l'oeuf. Il n'y aura pas de naissance en fanfare, pas de champagne qui coule à flots (tsss, non, ce n'est pas ce que je
regretterai le plus ;)
Le plus dur, c'est de se remobiliser, de ne pas baisser les bras et de continuer à avancer. Même si c'est à l'aveuglette. Déjà parce que je ne suis pas seule , dans mon cagibi, et que le travail
continue, même si c'est un peu fouilli, même si c'est dispersé sur plusieurs projets parallèles. Alors j'y crois encore (oui, comme Lara, la guimauve en moins) et j'ai décidé que j'allais faire du
bon boulot. Au moins pour le panache.
Or donc.
Sourire.
Motivation.
Combat des mauvaises ondes.
Et on embarque s'ilvousplait

Je travaillais dans un petit parc d'attraction, tout au plus un stand de
barbapapas et les auto-tamponneuses. Ca faisait un moment que mon job était de donner envie aux gens de monter dans ces chouettes autos colorées. Un peu trop longtemps. J'avais tendance à lorgner
sur les parcs d'attractions voisins, m'y projettant.
Et puis, subitement, notre chef décida de créer un grand Huit, pour agrandir le parc. Effervescence au sein de notre équipe. On savait que ls auto-tamponneuses étaient une valeur sûre, qu'on
n'était pas menacé. Mais il faut bien dire que le grand Huit, c'est le grand frisson. Ca donnait envie. Quand on m'a proposé d'en faire partie, j'ai eu le coeur qui bat.
Pendant plusieurs mois, on a lustré les wagonnets, chiadé la déco, bétonner la sécurité, bref, on a tout fait pour satisfaire nos futurs clients. Mais notre chef a revendu le Parc. Et le nouveau
boss, lui, il aime les auto-tamponneuses. C'est une valeur sûre les auto-tamponneuses. Alors le grand Huit est sur la sellette. Je regarde le stand des auto-tamponneuses. Je ne suis pas sûre de
vouloir revenir en arrière.
Ben mine de rien, c'est du boulot. Pas trop le temps de vous lire, ni d'écrire ici. Ca me manque. Je vous avoue qu'au début, quand on m'a refilé le bébé « Tu es contente, tu vas t'occuper de
6 personnes » (wouhou !!) j'étais pas forcément ravie, car je l'ai vraiment pris comme : sous prétexte de te filer des responsabilités, on te case un truc que personne n'a envie de faire. Et un
truc pas folichon. Surtout ce que j'ai vu dans l'histoire, c'est que pendant les deux mois de cette mission, je n'allais pas faire ce pour quoi je suis embauchée : la communauté. Frustrée d'être
écartée du projet de site sur lequel je travaille actuellement, de ne pas vivre les derniers mois avant la mise en ligne, être dans le bain, avec le reste de l'équipe... Etre au courant, tout
simplement.
Et puis finalement, c'est un peu comme des vacances studieuses. Je sors de l'état de stress permanent pour un autre type de stress, des contrariétés de dernières minutes, et m'aperçois malgré tout
qu'on pense quand même un peu à me demander ce que je pense des avancements sur ma partie. Même si c'est désagréable de venir voir un membre de l'équipe et de trouver tout le monde autour d'un ordi
pour une présentation des trucs qui ont avancés... sans y avoir été conviée. (#scrogneugneu#) Mais je souffle un peu. Et je me rends compte que diriger une petite équipe ne me pose pas de trop de
problèmes. Suffit de s'organiser. Comme dirait mon amie Ju : "Ca te fait une expéréience à ajouter à ton CV"... et à valoriser à l'entretien de fin d'année ;)
Vous votre taf, ca va en ce moment ?
Prenez sept personnes, heureusement jeunes, sympas et sentant bons (ce détail étant capital).
Mettez les toutes dans un "bureau" de 9m2 maxi.
Donnez leur un travail ingrat (de copier coller), qu'ils vont effectuer pendant deux mois, pour un salaire pas folichon.
Avec une chef (moi) pas commode (on y croit ?), mais qui, pour encourger ses troupes, fait quelques blind tests musicaux.
Shakez et n'oubliez pas d'aèrer en fin de journée.
Vous voyez ? Voila ma vie pour les prochaines semaines :)

Y'a pas à dire, la
machine à café c'est tout de même un lieu clef d'une vie professionnelle. On s'y croise, on s'y toise, on s'y parle. On s'y confidence. On s'y toaste à la soupe à la tomate.
C'est l'endroit où on apprend tout sur la politique de la boîte, sur qui a été vu déjeuner avec qui (Non ! Fabien croit vraiment qu'il a une chance avec aurélie ?), sur "tu connais pas le dernier
bruit de couloir ? Approches...". Et patati et patata.
Avant les pots d'arrivée, les pots de départs (mais pas les pots improvisés, où un soir, comme ça, on a pas envie de rentrer alors on entraîne les autres, avec un paquet de cahuète et une bouteille
dénichée rapidos au Nico du coin, et où ma foi on apprend plus qu'en 2 mois de machine à café) c'est the place to be. Quand on aime le cancan.
En règle générale, j'évite au maximum la machine à café. Mais parfois, vraiment, c'est bien agréable de s'y attarder... Et ça permet malgré tout de pas être complètement largué sur la vie de
l'entreprise.

Hier soir, nous avons
fait les traditionnels "Voeux-du-président" (non non il ne s'agit pas de Nicolas, mais du big boss#1 de ma boite) au
Barramundi, un bar lounge très sympa
dans le 9eme. Après le speach du boss, l'auto-jetage intempestif de gens sur le buffet (je ne m'exclue pas de la meute, c'était très goutu il était diner-o-clock), et le détour par
l'open-bar, un DJ est arrivé vers 22h. Là, mes collègues très taf-pro se sont métamorphosés et je me suis vue, comme si j'étais sortie provisoirement de mon corps, au milieu de la piste, en train
de faire BA-RA-CU-DA rhaaaaaaa, avec 40 personnes (minimum) que je croise tous les jours dans les couloirs, et ça m'a fait tout bizarre. Un peu comme si c'était inapproprié. Danser avec ses
collègues. On n'est pas censé mélanger non ? :)
Je vous rassure, tout cela ne m'a pas empêchée de guincher, mais la sensation X-filienne que quelque chose clochait et que la vérité était ailleurs ne m'a pas lâchée de la soirée. BOn, après,
mon homme me manquait trop (jeune mariée, hein je vous rappelle) et je me suis tirée cers 23h sous le regard réprobateur des copines "Pfff tu peux bien vivre une heure sans lui quand même". 1h,
oui, ca va :)
Vos Comm'