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Samedi 10 octobre 2009 6 10 10 2009 20:29
Je vous l'avais promis, et je ne l'ai pas fait. #Bouh. #caillou. #chou.
D'où acte. Petit retour sur mon séjour Islandais.

Acte 1. Premier contact
Ce qui saisi le voyageur à son arrivée à Reykjavik, c'est d'abord la bataille qui se joue dans le ciel. Le soleil joue à cache-cache avec les nuages, pendant que le vent et la pluie luttent pour se faire une place. Ensuite, sur la route, les grandes plaines vides font face à l'Océan. Des étendues noires, craquelées comme brisées par la main d'un géant. Enfin, on aperçoit Reykjavik, au détour de la route, maisons colorées, toutes plus différentes les unes des autres. Une ville bigarée. Un lac où les canards répondent aux Mouettes. Et le froid, saisissant.







Nous, quand nous sommes arrivés à Reylkavik, fin août, nous avons été cueillis par une ambiance plus que festive, en pleine fête de la culture, sorte de rencontre entre la fête de la musique, des groupes jouent un peu partout, et les nuits blanches avec des happenings culturels dans les boutiques. Tous les islandais des alentours envahissent la ville pour s'amuser. Ce qui saute aux yeux dans la Capitale, c'est le look très british et branché de la jeunesse qui, perchée sur des chaussures ouvertes (rappelons qu'il fait 7 degrés) à talons pour les filles, sillonne les rues, un verre à la main, toute la soirée. A peine habillées.  Dans une ambiance de bonne humeur générale, une fête qui se prolonge tard dans la nuit, quel que soit le week-end. Dans la rue, des 4x4 partout, des toiles en tôle peint, des architectures complètement différentes et des petites rues en pente.













« Samedi dernier, quand on est passés dans la ville, on avait l'impression qu'il n'y avait personne » Marie, notre amie qui avait pris une semaine d'avance sur nous en Islande  n'en revient pas. Elle ajoute  « Regardez bien les arbres, vous n'en reverrez pas de sitôt. » « Les routes à quatre voies non plus » Mais nous on s'en moque. Tout comme l'odeur de souffre qui nous enveloppe lorsqu'on fait couler l'eau chaude (miracle de la géothermie). Parce que c'est les vacances en Islande qui commencent.


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Jeudi 17 septembre 2009 4 17 09 2009 09:47
Deux semaines après mon retour, je me penche plus sérieusement dans mes photos de vacances, et vous en livre quelques-unes, avant de vous dire un peu plus sur l'Islande dans mes prochaines notes.

Le titre d'aujourd'hui fait très carte postale (d'ailleurs, je l'ai mis dans toutes les miennes), soit, mais c'est surtout très vrai. Ce pays est saisissant. Je m'attendais à un aussi gros choc que la Nouvelle Zélande, qui m'avait vraiment transportée dans un autre univers, mais l'islande a frappé encore plus fort. Les paysages lunaires, désertiques, les pistes où pendant des heures, tu te sens seul, perdu au milieu de nulle part, où tu ne croises pas âme qui vive et où tu pries pour que la Jeep n'ait rien... Et puis les mini-villages, où tout ce que tu peux acheter se trouve à la station service. Je vous raconterai tout ça. Mais d'abord, un petit teasing en photos.

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Vendredi 22 août 2008 5 22 08 2008 18:24

Sacs au dos, nous quittons la baie d'Aigiali à l'assaut du monastère Agios Stavros. Nous empruntons un premier chemin de pavés irréguiliers qui, vingt bonnes minutes plus tard, nous conduit au superbe village à flanc de colline, Lagada. Il est déjà midi passé, le soleil cogne. Nous nous perdons dans les ruelles étroites du village, des marches décorés de soleil, de fleurs, d'animaux et divers dessins à la peinture blanche guident nos pas jusqu'à la petite église d'Agia Triada.

Là, à l'ombre d'un bel arbre, nous hésitons un instant. Continuer à grimper, dans la chaleur. Ou nous résigner et rebrousser chemin. Nous cédons à notre destin du jour, et grimpons, à la sortie du village, tantôt dans des chemins caillouteux, terreux, tantôt des escaliers en roches impraticables, croisant à l'occasion un berger à dos d'âne partant à la rencontre de ses moutons, plus haut.

Au détour d'une volée de marches, je craque un peu. Je m'assois, secouée d'un sanglot venu de nulle part. La fatigue, la frustration de la non-sportive distancée par des compagnons de route plus aguerris. Mon homme rebrousse chemin, un peu décontenancé. Il me tend de l'eau, pose sa main sur mon épaule. Il a l'air plus confiant que moi sur mes forces. In peto, je me répète "Tu vas y arriver". Alors ça passe, et on repart, s'attardant le plus possible sous les rares arbres qui se présentent sur la route. Un peu plus loin, une chapelle, Agios Ionnis Théologos, où nous retrouvons un randonneur nous ayant dépassé un peu plus tôt. Et enfin, le monastère. Ici, un superbe point de vue sur les alentours. Nous sortons quelques victuailles de notre sac que nous mangeons en compagnie d'un troupeau de chèvres pas farouches.

Une heure plus tard, je suis adossée au mur blanc, à l'intérieur de la coursive du monastère, un peu à l'ombre. Les vents s'y engouffrent et jouent avec mes cheveux emmêlés. Je regarde au loin deux d'entre nous qui ont poussé un peu plus loin, pendant que nous autres nous reposons avant de redescendre au village pour une baignade bien méritée. Mais pour l'instant, je profite du calme. A mes pieds, un petit lézard qui tourne depuis un moment. Il s'enhardit, grimpe le long du banc et monte presque dans ma main. Je souris. Je décompresse. Enfin.
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Mercredi 20 août 2008 3 20 08 2008 12:50


Treize heures et des poussières. Le bâteau accoste sur l'île de Thirassia, dans le mini-port de plaisance, où l'eau est superbe, et où quelques restos tentent d'alpaguer le chaland. Un peu plus loin, quelques vacanciers lézardent sur les minuscules plages de galets en front de mer. Nous sautons sur le ponton, bien décidés à grimper les marches vaillamment pour atteindre le village de Manolos, perché à flanc de falaise et y admirer la caldeira de Santorin.

C'est d'abord la chaleur qui nous accable, puis les marches. Cent. Deux-cent... Plus ? Nous cherchons l'ombre, comme perdus dans un désert de roche. A chaque détour du chemin, chaque branche susceptible de nous abriter  du soleil de plomb. En haut, le village semble presque abandonné, si ce n'est le restaurant touristique qui tend les bras aux courageux à la dernière marche de l'ascension. Nous n'y jetons pas un oeil, moins par esprit de contradiction que pour le pique-nique qui nous attend dans nos sacs. Nous croisons quelques villageois et même quelques voitures, stoppées le long des maisons aux volets clos. Nous sommes en quête d'un endroit ombragé.

Nous finissons par en trouver un, vers une aire de jeux pour enfants. Le tourniquet a rendu l'âme depuis longtemps et les balançoires semblent d'un autre âge. Nous commencons à casse-crouter. Un viel homme passe alors auprès de nous et nous salue d'un signe de tête, lancant un salut avec un fort accent grec. Je lui sourit. Et il me rend ce sourire, amusé certainement de nous voir pique-niquer là, au milieu de cette île qui a déjà à moitié eu raison de nous. Qui sait s'il nous prend immédiatement en sympathie ou si nous lui faisons un peu de peine... Quoiqu'il en soit, cinq minutes plus tard, il repasse dans l'autre sens, pose à nos pieds un sachet sans rien dire, si ce n'est en laissant échapper une sorte de grognement satisfait, et disparaît aussitôt.

Un peu étonnés, nous ouvrons le sac, curieux. Celui-ci nous offre alors un trésor inestimable, de quoi nous rebooster pour le retour au bateau : une vingtraine de belles figues locales, mûres à souhait. Une surprise d'autant plus agréable qu'inattendue, généreuse, spontanée. Une surprise délicieuse. A l'image de la Grèce.
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