mondays_1Ce matin, Mr L étant parti un peu plus tôt que moi, j'ai abominablement traîné à l'appart, partant du coup, 15 min plus tard que d'habitude. Résultats : 
Ligne 9 : bondée.
Ambiance : sauna.
Gens : visiblement peu heureux de vivre et d'être transformés en sardines.

Compressés que nous sommes les uns sur les autres, on a à peine la place de redresser le menton. Havre Caumartin. Dix personnes entrent, prouvant contre toute attente que finalement si, il restait un peu de place. Je me retrouve collée à une femme plus petite, ce qui me permet d'être en quasi face à face avec un homme collé contre la porte, costard, cravatte. Look cadre. Je le regarde en souriant. Mais bien que ses yeux soient posés sur moi, il ne me voit pas. Il regarde à droite et à gauche, on dirait qu'il se sent mal. Je le soupçonne d'avoir un fond de claustrophobie. Il ferme les yeux. Et d'un seul coup, sans que rien n'ai pu le laisser présager, il se met à dire très fort : "Putain, putain, putain de métro de merde".

Je crois que je le regarde avec de gros yeux ronds. Personne n'a rit. Je les soupçonne fortement de TOUS penser la même chose. Des fois, ça fait du bien de l'entendre. Visiblement, ça ne lui a pas fait du bien à lui de le dire. Je descends à la station suivante. Je quitte l'enfer matinal et me jette dans la rue où souffle un vent glaçé. Des fois je me dis, faut être fou pour vivre  à Paris. Ca tombe bien, je le suis.

 

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