PQR_PQPEn arrivant à Paris, je suis rapidement devenue une 100% Parisienne qui rit (PQR). Je découvrais la ville avec de grands yeux ébahis, tout avait un parfum de première fois et je souriais un peu hébétée à tout le monde, ce qui m'a valu quelques quiproquos, invitations à boire un verre et... je me suis même fait suivre un jour par un homme.
Depuis, progressivement, j'ai perdu peu à peu de mon capital Parisienne qui rit pour glisser vers la Parisienne qui pleure. Pas complètement cependant ! Les gens continuent à me sourire, parfois même à me parler (souvent dans le métro ou les commerces), moments inattendus mais (presque) toujours agréablement partagés.
Cela dit, je me rends compte que mon quotient PQR/PQP varie à présent considérablement avec l'humeur du jour. En période PQP, je n'aimerais franchement pas me retrouver en face de moi. Tout à tendance à m'énerver, et notamment dans le métro ou dans la rue. Le mec appuyé sur la barre centrale que personne ne peut donc tenir, ceux qui ne descendent pas du métro comme pour te retenir à l'intérieur, le scooter qui prend le trottoir parce que la rue est un peu bouchée... Dans ces cas-là, avant je ronchonnais. Maintenant, je pousse sans vergogne après avoir dit pardon trois fois, et j'ai même l'audace de répondre aux "Ca va pas non ?" ("T'avais qu'à te pousser scrogneugneu").
Plus qu'une rébellion, je me suis PQP-risée. Heureusement pour moi, je reste folle, et plutôt joyeuse. Donc relativement à tendance PQR. N'empêche que des fois, j'me fais peur à voir.

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