col060418180822_514Ce matin, je discutais avec mon amie Béa. Elle a pas le moral en ce moment, se dit qu'il faut qu'elle change des choses dans sa vie, qu'elle a envie d'avoir son propre appart, sans son mec, bref... Se pose beaucoup de questions. En regardant par-dessus mon épaule, je me rends compte que ma vie entière a été déterminée par une série de choix. Je pense qu'on ne peut pas y couper. Si on veut avancer, évoluer, il faut à un moment donné faire bouger les choses. Choisir le mieux pour soi. Etre parfois égoïste, ne pas (trop) penser aux conséquences pour les autres, mais voir à terme ce que continuer à vivre de la même façon implique pour soi. Comme je lui disais, faut pas non plus que cela devienne un way of life : ne vivre que pour soi.  Mais si je ne m'étais pas posée certaines questions, à des moments clefs de mon existence, je serais mariée, vivant certainement en province dans une petite maison avec un chien, deux enfants et malheureuse.
Je suis aujourd'hui là où je suis, parce qu'à un moment donné, j'ai annulé mon mariage, choisi de vivre seule à nouveau, ouvert les yeux sur une vie à venir bien, avec un gentil garçon qui m'aimait mais qui ne correspondait en rien à ce que j'aspirais. Le quitter a été la plus dure décision de ma vie. Mais aujourd'hui, je vis avec un homme que j'aime, qui me correspond, qui a les mêmes aspirations que moi. La même pulsion de vie.
Si je suis là aujourd'hui, dans ce job qui me plait, c'est parce que j'ai décidé de dire non à un prolongement de stage dans une boîte où j'étais super bien, pour accepter un autre stage dans une boîte qui me faisait un peu peur. Stage transformé en CDD, transformé en CDI et pour un job qui me plait 10 fois plus que le stage effectué au tout départ.
Bref, beaucoup de mes décisions se sont transformées en gros coups de chance, plusieurs en gros fiascos (ressortir trois fois avec M, qui franchement, ne se préoccupait que de M)... Ce que je veux dire, ce n'est pas "Suivez mon exemple" (surtout pas !) mais "Prenez des risques".
Sinon, on se contente d'une vie à peu près comme on en rêvait. Par peur. Par appréhension de faire du mal aux autres (ce qui finalement arrive, car en voulant protèger,  on blesse parfois plus qu'en ayant agit), de se faire mal à soi. Mais on avance pas sans se prendre quelques gamelles. C'est comme ça qu'on apprend. Chui un chouya pédago moi, ce matin...

Retour à l'accueil